Chippis
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Contents
• Histoire
• Annexes
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Géographie
La commune de Chippis se trouve dans le district de Sierre, dans le canton du Valais. Elle se situe sur la rive gauche du Rhône. Son territoire comprend un village à 520 m d'altitude et un coteau abrupt entre 500 à 1 000 mcite-ref-dhs-3-0[3].
La commune de Chippis s'étend sur 1,98 km2cite-ref-pr21-2-1[2]. Lors du relevé de 2013-2018, les surfaces d'habitations et d'infrastructures représentaient 24,9 % de sa superficie, les surfaces agricoles 5,1 %, les surfaces boisées 60,9 % et les surfaces improductives 9,6 %cite-ref-supcom4dom-4-0[4].
Toponymie
L’origine du nom de la commune est inconnue, les hypothèses formulées ne résistant pas à l'analysecite-ref-0-5-0[5].
La première occurrence écrite du toponyme remonte au XIe siècle, sous la forme Sepilscite-ref-0-5-1[5].
Le nom allemand de la commune est Zippiscite-ref-1-6-0[6].
Histoire
L'histoire de Chippis au Moyen Âge est mal connue. Seules subsistent les ruines du château de Beauregard. Le village fait partie de la seigneurie épiscopale de Sierre. Aucune famille seigneuriale ne prit le nom de Chippis. Les premiers statuts de la communauté sont mentionnés en 1449. De 1798 à 1815, Chippis est réuni à Chalais. Il devient ensuite commune et un échange territorial avec Sierre lui donne ses limites actuelles. La chapelle de Saint-Urbain (1278) est filiale de Chalais jusqu'en 1856, puis paroissiale (églises en 1868 et 1923). Chippis est situé à un point de franchissement du torrent de la Navizence, dont les débordements fréquents, tout particulièrement celui de 1834, ont obligé à creuser le lit actuel. Chippis est isolé par la construction, entre 1802 et 1810, de la route du Simplon sur la rive droite du Rhône ; un pont fixe n'est construit qu'en 1879. La commune connaît un grave incendie en 1853cite-ref-dhs-3-1[3].
Chippis s'industrialise dès le XIXe siècle, avec notamment un laboratoire d'analyse du cobalt (1834), une exploitation de nickel, de plomb argentifère (vers 1856), de gypse (jusqu'en 1936), de quartzite, de carbonate de chaux, de magnésie, de pierre ollaire, de sable rouge et d'anthracite. La commune possède également une usine électrique sur la Navizence dès 1893. Le bond industriel et démographique date de l'installation en 1905 de l'usine d'aluminium d'Alusuisse et de la forte interdépendance entre Chippis et Sierre, où s'étend aussi ce complexe électrométallurgique, pôle d'attraction de toute la régioncite-ref-dhs-3-2[3].
Population et société
Gentilé et surnom
Démographie
Évolution de la population
La commune compte 1 615 habitants au 31 décembre 2024 pour une densité de population de 816 hab/km2cite-ref-ofs2020-1-1[1]. Sur la période 2010-2023, sa population a diminué de −0,2 % (canton : 17,0 % ; Suisse : 9,4 %)cite-ref-varpop-8-0[8].
Évolution de la population de Chippis entre 1850 et 2020
Pyramide des âges
En 2023, le taux de personnes de moins de 30 ans s'élève à 33,5 %, au-dessus de la valeur cantonale (31 %). Le taux de personnes de plus de 60 ans est quant à lui de 24,8 %, alors qu'il est de 27,5 % au niveau cantonalcite-ref-ofs-pyrage-10-0[10].
La même année, la commune compte 817 hommes pour 782 femmes, soit un taux de 51,1 % d'hommes, supérieur à celui du canton (49,9 %)cite-ref-ofs-pyrage-10-1[10].
Culture et patrimoine
Patrimoine bâti
L'église paroissiale de Chippis est construite entre 1918 et 1922 par l'architecte Marc Burgener. Ses vitraux et ses fresques ont été réalisées par Otto Haberer-Sinner et Joseph Heimgartner (de). Elle est dédiée à Urbain Iercite-ref-gas-11-0[11].
L'école primaire est construite entre 1906 et 1909 par Marc Burgener et Joseph Heimgartner. Son architecture est de type Heimatstilcite-ref-gas-11-1[11].
Le territoire communal comprend également le château de Beauregard, à l'entrée du val d'Anniviers. Son origine est inconnue, mais il a appartenu à la famille de Rarogne. Il est détruit en 1416 par un incendiecite-ref-gas-11-2[11].
Personnalités
• Robert Dill-Bundi (1958-2024), coureur cycliste suisse.
• Arthur Gander, président de la Fédération internationale de gymnastique entre 1966 et 1976.
• Michel Morganella, footballeur suisse.
Héraldique
Annexes
Bibliographie
Archives
• 1911-2003Fonds : Chippis, Paroisse (1911-2003) [0,4 mètre]. Cote : CH AEV, AP Chippis. Sion : Archives de l'État du Valais (présentation en ligne)..
Livres
• cassina2021ga-tan-cassina2021Gaëtan Cassina, Le district de Sierre I. La ville de Sierre et Chippis, vol. 143, Société d’histoire de l’art en Suisse, coll. « Les monuments d’art et d’histoire de la Suisse », 2021, 415 p. (ISBN 978-3-03797-722-4).
Liens externes
• « Chippis » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne
• « Ouvriers de Chippis », RTS, 16 septembre 1961.
Références
cite-note-ofs2020-11. « Bilan démographique selon le niveau géographique institutionnel » , sur Office fédéral de la statistique (consulté le 18 avril 2025).
cite-note-pr21-22. « Portraits régionaux 2021: chiffres-clés de toutes les communes » [xls], sur Office fédéral de la statistique (consulté le 5 mars 2023).
cite-note-dhs-33. Danielle Allet-Zwissig, « Chippis » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du 30 décembre 2003
cite-note-supcom4dom-44. ↑ office-f-d-ral-de-la-statistique2021Office fédéral de la statistique, « Statistique de la superficie standard - Communes selon 4 domaines principaux » [xls], sur www.bfs.admin.ch, 25 novembre 2021 (consulté le 25 mars 2023).
cite-note-0-55. fc-ks-m-lfc/ks/mül, « Chippis » , sur toponymes.ch (consulté le 26 février 2023).
cite-note-77. ↑ terrettaz1998philippe-terrettaz1998Philippe Terrettaz, « Les villages valaisans et les noms de leurs habitants », Bulletin de l'Association valaisanne d'études généalogiques, 1998, p. 34 à 37 (lire en ligne [PDF])
cite-note-varpop-88. ↑ « Variation de la population résidante permanente, de 2010 à 2023 » , sur Office fédéral de la statistique (consulté le 21 avril 2025).
cite-note-91. 2005« Évolution de la population des communes 1850-2000 » , sur Office fédéral de la statistique, 1er novembre 2005 (consulté le 6 mars 2023).
cite-note-ofs-pyrage-1010. « Population résidante permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, la nationalité (catégorie), le lieu de naissance, le sexe et la classe d'âge » , sur Office fédéral de la statistique (consulté le 18 avril 2025).
cite-note-gas-1111. biffigerbeytrison2012steffan-biffigeringrid-beytrison2012Steffan Biffiger et Ingrid Beytrison, Guide artistique de la Suisse, t. 4b Fribourg et Valais, Berne, Société d'histoire de l'art en Suisse, 2012 (ISBN 978-3-03797-078-2), p. 600.
cite-note-122. « Chippis », sur www.aveg.ch (consulté le 26 février 2023).
cite-note-1313. ↑ 1946Armorial valaisan, Zurich, Orell Fuessli, 1946, 304 p. (présentation en ligne, lire en ligne), p. 61.
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